vendredi 27 août 2010

Heidevolk - Nehalennia

Les Néerlandais de Heidevolk, originaires de la province de Gueldre (Gelderland), s'inspirent depuis 2002 de la culture populaire de leur pays, ainsi que de la mythologie germanique, pour composer chants et mélodies aux accents souvent guerriers, parfois plus doux. Les deux chanteurs donnent au groupe toute son originalité, avec ses choeurs épiques et entraînants.
Voici Nehalennia, extrait de leur dernier album Uit oude grond.


mardi 24 août 2010

Champollion : Ce que nous devons aux Gaulois


Ce sont de grands auteurs latins qui le disent ! Les Romains empruntèrent beaucoup d'inventions gauloises. Parmi celles citées ci-dessous, dans un texte écrit il y a deux siècles par Jean-Jacques Champollion, le frère de Jean-François, il en manque d'importantes, dont : La cotte de mailles, le matelas de laine, le savon, le tonneau, le bois tourné, les charcuteries de qualité, etc...

"Selon Caton l'ancien et Pline, les Romains durent aux Gaulois l'usage d'employer la marne et la chaux à féconder les terres, et la connaissance de la herse ferrée , de la faux, des tamis, sacs et bluteaux en crin, des vases d'airain. Ce sont les Gaulois qui, selon Pline, inventèrent toutes sortes de roues et de voitures utiles ou de luxe qu'on employait en Italie, rétamage des vases de ménage, le villebrequin et les tarières, etc. Le même Pline et Philostrate rapportent que c'est des Gaulois que les Romains apprirent l'usage des métaux dans les monnaies, celui de fixer le poids que devait porter une voiture en raison de la forme de ses roues. Pline avoue aussi que les Gaulois connurent l'art de faire le verre avant les Romains, qui les empruntèrent des Gaulois. Les empereurs romains adoptèrent, pour leurs vêtements, malgré la critique et les railleries du peuple, les riches étoffes dont étaient habillés les chevaliers gaulois, et qui se fabriquaient en Gaule. C'est aussi en Gaule que les Romains apprirent l'art de dorer et d'argenter les brides et les harnais des chevaux. Au rapport de Pline, les Gaulois fabriquaient la pourpre tyrienne, le violet et l'ecarlate. Nous ne parlerons pas des vins, des fruits et autres productions des Gaules qui firent les délices et l'ornement des repas des Romains, ni du blé blanc qu'ils se procuraient à grands frais , etc. On peut consulter à ce sujet la Notice sur l'agriculture des Celtes, par M. de Cambry, Paris, 1806."

Voilà donc plus de deux siècles que la contribution majeure des Celtes à l'édification de la culture des Romains, et de toute l'Europe, est connue ; les travaux historiques et les découvertes archéologiques les plus récents n'ont fait que le confirmer !

Source : Nouvelles recherches sur les idiomes particuliers de la France, de Jean-Jacques Champollion, frère de Jean-François Champollion, déchiffreur de l'écriture égyptienne. 1809 édité chez Goujon.

L'ouvrage est consultable ici.

Marie Roca.

lundi 23 août 2010

Héritage : ce que nous sommes


Les hommes sont les produits des terres qui les ont façonné de génération en génération, des habitudes acquises, des héritages conscients et inconscients. Ces terres peuvent n'être qu'un tout petit pays, ou, selon nos origines familiales, une grande région historique, ou même l'ensemble des anciennes Gaules. Tant qu'il existe une cohérence de paysage, de culture et de civilisation, parmi la lignée qui nous a fait, on sait d'où l'on vient.

De sorte que chacun d'entre nous, comme une incarnation de la civilisation des Gaules, appartient véritablement à ce pays, comme un élément du paysage, de sa topographie, de sa faune et de sa flore. Nous appartenons à la Gaule, bien plus qu'elle ne nous appartient. Là est la vraie ligne de partage, entre d'une part le sédentaire enraciné, d'autre part le nomade ou l'envahisseur, c'est-à-dire entre l'autochtone et le colon.
C'est à sa manière ce qu'écrivit Henri Vincenot, dans un bel écrit de jeunesse, qui plonge le lecteur dans les friches et les bois de Bourgogne, et en particulier du vieux pays mandubien.


"Par-dessus le cycle des végétations naissent et meurent les dynasties, les dynasties campagnardes qui règnent splendidement sur des royaumes de terres, de bois et de friches, des dynasties qui, durant des siècles de labeur, s'embellissent, s'enrichissent de toutes les vertus accumulées de la race...

Voilà ce que pense le Pèpère Antoine, alors qu'il regarde le panorama où se déploient, en bonne place, ses biens ; il est sous son tilleul, assis sur une souche qui se tortille comme le corps d'un serpent et, de là, il voit la campagne comme on doit la voir d'un ballon. Il en distingue les creux et les bosses, grâce au soleil frisant qui sculpte les surfaces."


H. Vincenot, "Héritage", Récits des friches et des bois, Le Livre de Poche, Paris, 1997, p. 213.


A. Piedfer.


vendredi 20 août 2010

Statues Menhirs : du nouveau


Le musée Fenaille de Rodez (Aveyron) propose une exposition sur les recherches récentes concernant les fameuses statues menhir du Néolithique et de l'âge du Bronze, dont il possède une étonnante collection. Au-delà de la beauté de ces réalisations proto-historiques, le sujet est passionnant pour comprendre l'élaboration des sociétés d'agriculteurs sédentaires dans ce qui devint la Gaule.

EXPOSITION Statues-menhirs : nouvelles découvertes, nouveaux regards du 1er juillet au 31 octobre 2010.
Les statues-menhirs fascinent depuis plus de 150 ans les érudits, les archéologues et désormais le grand public. Aujourd’hui, les sculptures rouergates forment l’un des plus importants groupes en Europe et constituent les premières statues monumentales connues dans nos régions, sculptées il y a près de 5 000 ans. Mais que représentent-elles ? Que nous dit cette énigmatique statuaire sur les communautés qui les ont érigées ? Ces questions hantent les spécialistes depuis les recherches de l’Abbé Hermet, « l’inventeur » des statues-menhirs, à la fin du 19ème siècle. Depuis une vingtaine d’années, les découvertes se succèdent. Cette exposition rassemble une sélection exceptionnelle de statues-menhirs inédites et propose un nouveau regard sur ces monuments préhistoriques suite aux travaux de l’archéologue Michel Maillé.
Pour en savoir plus, consulter le site du musée.

lundi 16 août 2010

Himinbjorg - Destin de Sang

Destin de sang, extrait de l'excellent dernier album du groupe français Himinbjorg, Chants d'hier, Chants de guerre, Chants de la Terre, dont les paroles sont entièrement en français, et l'esprit profondément païen...

Les Gaulois font la tête

Les Gaulois font la tête - Exposition au Musée de la civilisation celtique de Bibracte, jusqu'au 14 novembre 2010.
Les Gaulois répugnaient à donner figure humaine à leurs dieux. De fait, les représentations figurées sont rares dans l'art celtique de l'âge du Fer.

Pourtant, une enquête minutieuse permet de relever quelques dizaines de témoignages, sur les supports les plus divers (statuaire en pierre, bijouterie, monnayage…), qui exaltent non pas le corps humain dans son entier mais la tête humaine. Parallèlement, l'archéologie montre que les manipulations de restes humains étaient familières aux Gaulois, notamment sur les sanctuaires, et que celles-ci concernent plus souvent les crânes que le reste du squelette.

Ces deux pratiques – représentations de têtes humaines isolées et manipulations de crânes – sont-elles des manifestations complémentaires de la même idéologie ? C'est la question que la nouvelle exposition du musée de Bibracte pose, en mêlant approches anthropologique et archéologique, afin de mieux cerner la signification d'un ensemble de témoignages sélectionnés parmi la documentation archéologique européenne des IIIe au Ier siècles avant J.-C.

Pour en savoir plus, se reporter au dossier de presse sur le site du musée.

lundi 9 août 2010

LUGHNASAD

Dans quelques jours, les catholiques fêteront la Vierge, à l'occasion de célébrations qui eurent toujours une importance particulière en France, le 15 août.
Nous savons bien que ces célébrations constituent le dernier vestige des grandes fêtes celtiques de la première moitié du mois d'août. Ces fêtes étaient marquées par d'importants concours de poésie, de déclamation (l'art des bardes), et célébraient probablement le dieu LUG, divinité céleste de la lumière, grâce auquel les moissons parviennent à maturité. Le soleil encore triomphant trouve alors un écho puissant dans la terre chauffée par de longues semaines d'été.

Le monde et son devenir, c'est-à-dire les dieux, s'offrent alors aisément au regard de celui qui veut bien voir.

mardi 27 juillet 2010

Littérature médiévale


La littérature médiévale est sans doute l'une des plus belles expressions de l'identité française et européenne, un liant fondamental entre la civilisation celtique ancienne et les temps modernes.
La revue Histoire antique et médiévale (n° 50, juillet - août 2010) propose un beau dossier sur ce thème, par Adeline Richard-Duperray, qui fait le tour des principaux genres littéraires de notre Moyen-âge (littérature religieuse et historique, chanson de geste et roman, textes satiriques, didactique, lyrique, théâtre). Le dossier est richement illustré de belles reproductions de textes et enluminures médiévales.
A noter, le numéro de la revue comprend aussi un agenda des manifestations de reconstitution antique (les Ambiani, Aremorica, etc.), ainsi qu'un article sur l'origine des Slaves, thème fondateur pour comprendre ce qu'est l'Europe.
A. P.