samedi 6 mars 2010

Ambiorix à l'honneur

Le musée gallo-romain de Tongres propose jusqu'au 13 juin 2010 une exposition sur le plus célèbre chef gaulois de Belgique, Ambiorix, roi des Eburons.
Ce dernier fut sans doute l'artisan de la plus cruelle défaite de César en Gaule, en 54 av. J.-C. : les troupes stationnées sur le territoire éburon furent taillées en pièces par ses redoutables guerriers.
L'exposition fait découvrir au grand public le monde gaulois du temps de la Guerre des Gaules : ses peuples, son art, sa religion, ses techniques, et s'achève par une évocation vivante du héros de la Belgique celte.

Pour en savoir plus, consulter le site consacré à l'exposition.



Les habitants de Tongres se souviennent de leur premier héros national

vendredi 12 février 2010

Entretien avec les Sonneurs Tchok : une musique enracinée


Sa musique exprime sans doute mieux que tout l'âme d'un peuple. Force est de constater que non seulement les Gaulois ont toujours leur musique, mais encore qu'ils paraissent farouchement attachés, et de plus en plus nombreux, à leur expression musicale propre, enracinée, dans ses différentes composantes régionales. C'est ce que montre l'activité comme le discours des Bretons de Sonneurs Tchok. Un entretien avec Vincent Revest... qui met du baume au coeur.

1) Pourriez-vous nous présenter brièvement votre troupe ? Depuis quand existez-vous ?

- Nous sommes plus une confrérie qu'un groupe véritablement constitué. A la base, il y a des personnes avec lesquelles j'ai été amené à sonner en duo depuis 1992, pour le plaisir d'abord, puis pour des groupes folkloriques, dans le cadre de groupes de scène pour les festoù-noz ou des concerts... Ensuite, j'ai fait se rencontrer tous ces gens en espérant qu'il y ait des atomes crochus entre eux, histoire de pouvoir les faire jouer ensemble si le besoin se présentait. Comme ça a marché, on a monté un répertoire commun, ce qui permet selon les demandes, de présenter le duo, le trio ou telle autre formule qui plaira au client. On a donc maintenant une structure adaptable avec pas mal d'instrumentistes (une quinzaine) ayant un répertoire commun, et on peut se retrouver jusqu'à 8 instruments différents capables de jouer en même temps (pas plus pour des raisons techniques).

2) Quelles sont les influences musicales des sonneurs Tchok ? vos sources d'inspiration ?

- Nos sources sont multiples et nous sommes baignés dedans par la fréquentation des festoù-noz et donc de tous les sonneurs, chanteurs, et autres musiciens qu'on y trouve. Bien sûr comme beaucoup, nous avons forcément connu les grandes heures du "renouveau breton" des années 70, avec des musiciens tels que Stivell, Tri Yann, et bien d'autres, qui nous ont influencé, mais nous n'avons pas cherché à plagier leur style, notre choix musical étant plutôt axé vers une démarche traditionnelle plus que folk ou world, donc basé sur la danse, l'animation festive et la liberté d'expression (musicale) qui va avec.

3) Sauriez-vous dire ce que votre musique a de "bretonne" ? de "celtique" ? Autrement dit, qu'est-ce qui en fait la spécificité par rapport aux autres musiques traditionnelles françaises ou européennes ?

- Ce que notre musique a de bretonne, c'est simple :nous jouons des airs que sonnaient ou chantaient nos anciens, depuis parfois des générations. Notre interprétation l'est tout autant dans le sens où nos airs de danse sont adaptés aux pas des danses bretonnes, avec un style breton, qui sans être chauvin, est rarement intégré par les nombreux musiciens non bretons qui jouent des airs bretons. Cela est tout à fait normal et il ne faut pas dénigrer ces gens là, car la maîtrise d'un style (et il y en a beaucoup, selon les terroirs, rien qu'en Bretagne), s'acquière par une immersion totale au milieu des gens du cru. Certains de nos instruments sont spécifiquement bretons (le couple bombarde/biniou), et notre son est breton (à la clarinette par exemple, nos prédécesseurs ont développé un style de jeu et un son bien particulier, très influencé par le son du couple bombarde/biniou).
En quoi notre musique est-elle celtique ? Nous sommes Bretons, donc Celtes au même titre que la plupart des gens des autres "pays" de France, et les airs que nous jouons sont d'origine d'Europe occidentale, généralement composés en Bretagne, ou sinon bretonisés. Nous ne sommes pas asiatiques, ni africains, ni mêmes germains, slaves ou vikings, nous sommes celtes, donc notre musique est celte.

4) Pour quel public jouez-vous ? dans quels contextes ? Avez-vous un public à l'étranger ?

- L'essentiel de notre public est composé de particuliers qui nous appellent pour l'animation de leur mariage*, mais nous avons aussi des festoù-noz, et pas mal d'animations "de rue" (événements nautiques, festivals, événements commerciaux...). Notre "territoire" est assez vaste, car même si l'essentiel de nos interventions se passe en Bretagne, nous sommes fréquemment amenés à nous déplacer dans les autres régions, et parfois dans d'autres pays d'Europe.* La coutume d'avoir des sonneurs pour son mariages est restée très présente en Bretagne, mais semble hélas avoir moins perduré ailleurs.

5) Que pensez-vous des grands festivals tels que le festival interceltique de Lorient, ou la fête de la vielle d'Anost ?

- Je ne connais pas le second, mais celui de Lorient, je l'ai pas mal fréquenté. A une époque, j'y jouais souvent, soit pour le fest-noz de la salle Carnot, soit en "off", pour les terrasses des bars. Je pense que les gros festivals sont une chance pour faire connaître au grand public la musique des pays celtes, même si on peut toujours trouver des critiques à faire... Rien n'est parfait. Actuellement, je n'y vais plus car je joue aussi dans un groupe (Al'ibi) qui tourne bien dans les fêtes médiévales, et on ne peut pas être partout...

6) Comment jugez-vous la scène traditionnelle bretonne ? française ?

- La scène traditionnelle bretonne est au creux de la vague... Il y a plusieurs raisons à cela :
1/ Il y a eu une époque où tout le monde voulait faire son fest-noz pour gagner du fric, sans pour autant être plus intéressé que ça par la musique bretonne. Du coup, on a vu souvent 2 ou 3 festoù-noz le même soir dans un secteur de quelques km². Forcément, il n'y avait pas assez de public pour tout le monde...
2/ On a une mode de danseurs du type "retraités qui s'ennuient", n'y connaissant rien et ne voulant surtout pas connaître quoi que soit, ne prenant des cours de danses bretonnes que parce que c'est la mode, et cherchant à épater ses voisins par une collection de pas de danse mal appris, l'essentiel étant d'en avoir un maximum, tant pis pour l'esprit de la danse... Ce type de public croyant tout savoir a, quelque part, "exclu" les danseurs festifs.
3/ On a eu la même mode d'apprendre l'accordéon diatonique que pour les danses bretonnes - un apprentissage de masse, uniformisé, ayant essentiellement pour clientèle des retraités (donc n'ayant pas les mêmes capacités d'apprendre que les jeunes). Tous ces accordéonistes ont envahi la scène des festoù-noz en cassant les prix de façon démesurée (ils sont retraités : ils n'ont pas besoin de ça pour vivre ; ils cassent le marché). Il en résulte que le public s'est aussi lassé d'entendre toujours cette même mauvaise qualité.
4/ Même dans les groupes de fest-noz de bonne qualité (il y en a encore, heureusement) beaucoup ont fini par se ressembler et avoir un son et un style uniformisé.
Tout ça a lassé les gens, et donc les organisateurs n'y trouvant plus leur compte, ils ont cessé d'organiser des festoù-noz.
Je crois qu'il faut que le temps passe un peu, que le tri se fasse entre les danseurs et musiciens véritablement intéressés par leur culture et ceux qui viennent parce que c'est la mode, et puis ça repartira du bon pied, avec des gens authentiques. (L'authenticité, ce qui fait encore tout le charme des festoù-nos dans les monts d'Arrée.)Pour ce qui est de la scène française, je ne la connais pas assez pour avoir une opinion.

7) Quels sont les projets du groupe ? (concerts, festivals, enregistrements, etc.)

- Pour l'instant, nous suivons tranquillement notre chemin, sans chercher à faire d'enregistrement (surtout faute de temps en fait). Nous sommes plutôt bien placés dans notre créneau, nos dates se mettent en place et nous sommes sereins quant au calendrier. Nous avons prochainement un déplacement en Suisse, des animations dont quelques gros mariages, des festoù-noz... Tout va bien !

8) Quel regard portez-vous sur la culture bretonne et française d'aujourd'hui ? Pensez-vous avoir un rôle à y jouer ?

- L'expression "culture française" est assez floue : en termes de musique, on peut parler de culture ancestrale ou de musique "actuelle"... La variété, et toutes les musiques dites "actuelles", pour moi (je vais être brutal), c'est de la culture "anglo-américano-j'sais pas quoi", même si les paroles sont en français, dans le sens où ces types de musique sont plagiés sur ce qui est venu d'outre-Manche, ou Atlantique.
Voilà, ça c'est fait... (Ce qui ne m'empêche pas d'apprécier certaines choses dans tout ça, mais qu'on ne me fasse pas gober que c'est "français").
En ce qui concerne la musique traditionnelle ou folk française, je suis tellement volontairement baigné dans mon microcosme breton (je l'ai dit plus haut, pour faire de la musique du terroir, il faut être vraiment plongé dedans, c'est un état d'esprit, une façon de vivre), je n'ai pas la télé, je n'écoute pas la radio... Que je ne suis pas au fait de tout ce qui se passe sur la scène française.- Quant à la musique bretonne, comme je viens de les dire, on est hélas au creux de la vague, mais certains groupes tiennent bon, d'autres très prometteurs arrivent aussi, et je pense que lorsque ça repartira, on va bien s'éclater !
- Sur un plan autre que musical, je trouve bien sûr déplorable que la France n'ait pas ratifié le traité sur les langues minoritaires, je suis vraiment peiné de voir que presque toutes langues et dialectes aient disparu au profit d'un français uniformisé, lui même saccagé par les innombrables réformes du système scolaire...
Je me souviens d'un débat il y a une vingtaine d'années sur la construction de l'Europe. On parlais d'une Europe des cultures... On en est loin, et je crois que le salut culturel de tous les peuples passe par un "NON A L'EUROPE", car elle ne sert que les lobbies d'origine américano-sionistes, pas le peuple, ni les cultures.- Notre rôle là-dedans est primordial car nous aimons ce que nous faisons et il est de notre devoir de faire aimer et de transmettre cette part de nous-mêmes, qui nous a été léguée par ceux d'avant.

9) Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

- Bretons, Français, Européens, n'ayez pas honte de la culture de vos ancêtres : elle est la base de notre identité, de ce que nous sommes depuis toujours. La musique traditionnelle est en harmonie avec notre vibration. Il faut simplement avoir un minimum de courage pour cesser de craindre le regard des sous-produit déculturés du système. Aimez-la, comprenez-la, et elle vous le rendra bien.

Et... Soyez généreux : adoptez un sonneur !

Pour en savoir plus et découvrir leur répertoire, rendez-vous sur le site des Sonneurs Tchok.




vendredi 5 février 2010

Encore sur les druides...


Le dernier numéro de la revue Histoire antique et médiévale (n° 47, janvier - février 2010) consacre un dossier à la question des druides. Les quatre articles proposés sont écrits par le même auteur, Gaël Hily, jeune chercheur spécialisé dans les littératures celtiques médiévales :

- Qui sont les druides ?
- Le druide et le roi
- Les fonctions du druide
- Druide et éléments naturels

Si le dossier met en valeur la diversité du rôle social du druide, on regrettera que, comme souvent, une distinction plus nette n'ai pas été établie entre le druide gaulois de l'Antiquité et le druide du monde médiéval insulaire : si le nom est commun entre ces deux figures, il s'agit bien de deux phénomènes différents. Si les données de l'histoire et de l'archéologie antiques peuvent fournir des éclairages sur ce qu'a été le druide insulaire, et inversement si les textes irlandais et gallois peuvent parfois préciser tel ou tel point sur les druides gaulois, c'est à notre avis envoyer le lecteur néophyte sur une fausse piste que de parler du "druide" en général.

Ainsi, le premier article évoque "la classe sacerdotale celtique" : druides, bardes et vates ; mais sous ces vocables se cachent des réalités sociales et culturelles qui ont beaucoup varié selon les époques. Le deuxième article, sur les relations entre le druide et le roi, traite essentiellement de la royauté irlandaise, et donc des druides insulaires tardo-antiques et médiévaux ; en Gaule, au temps où les druides sont attestés par les sources (IIème - Ier siècles av. J.-C.), la royauté avait disparu pour laisser la place à des magistratures exercées par l'aristocratie (y compris par des druides), la problématique des relations des druides avec le pouvoir est y donc en fait fort différente. Quand on étudie les relations du druide irlandais avec le roi, il est pertinent de rappeler que César, à propos des druides gaulois, notait qu'ils investissaient les magistrats supérieurs ; mais il est abusif de s'appuyer sur cette comparaison pour évoquer "le druide" en général, tant les divergences dominent [1]. Un peu comme si l'on tentait de comprendre ce qu'aurait été un théorique "pontifex maximus" romain en mettant dans le même sac le prêtre le plus important de la religion publique romaine et... le pape catholique qui reprit ce titre dans l'Antiquité tardive.
Le dernier article, sur "Les fonctions du druide", s'appuie en revanche surtout sur les sources antiques et ne nous apprend pas grand chose sur le druide insulaire.

Encore une fois, nous le répétons : il est parfaitement légitime de vouloir comparer le druide gaulois et le druide irlandais ; mais tenter de dresser un portrait générique du "druide celtique" est à notre avis une démarche a-historique, qui ne tient pas assez compte de la distance chronologique, de l'évolution des sociétés et des particularismes locaux. Ce dossier d'Histoire antique et médiévale en est une bonne illustration : malgré la qualité des analyses, le grand-écart parmanent entre le monde gaulois et le monde irlandais insulaire ne parvient pas à convaincre. Il n'est pas anodin de remarquer que cette démarche caractérise surtout des chercheurs en littérature... dont le sens historique se relâche parfois quelque peu.

Amaury Piedfer.

[1] Voir à ce sujet l'article déjà ancien de J.-M. Welterlin, "Les druides. Druidisme gaulois et druidisme irlandais", dans ALMA, 16, 1989, p. 61-75.

jeudi 4 février 2010

L'héritage gaulois de Tintignac


Le site de Tintignac, sur la commune de Naves (Corrèze), bien connu pour ses monuments romains, a livré depuis le début des années 2000 un sanctuaire gaulois de structure classique : fossé et palissade, monument centré, circulaire puis quadrangulaire. En septembre 2004, une fosse de dépôt a été mise au jour dans l'un des angles de l'enceinte. Elle contenait un grand nombre de pièces métalliques, provenant de divers objets tels que casques carnyx (trompette de guerre), épées, fers de lance et chaudron. L'état de conservation de ces pièces est plutôt bon dans l'ensemble, et a notamment permis de restaurer les carnyx, très rares instruments connus surtout par des représentations figurées (monnaies, reliefs sur arcs et trophées).
L'exposition présente donc un grand intérêt pour la connaissance des techniques métallurgiques gauloises et confirme la grande maîtrise des artisans et artistes de la Gaule celtique.

A. P.

Héritage gaulois. Les bronzes guerriers de Tintignac-Naves

jusqu'au 28 février 2010
au Musée Saint-Raymond, à Toulouse
Musée Saint-Raymond - musée des Antiques Place Saint-Sernin 31000 Toulouse. Tél. : 05 61 22 31 44. http://www.saintraymond.toulouse.fr/ De 10 h à 18 h, tous les jours, sauf le 25 décembre et le 1er janvier.

Source : Inrap.

lundi 1 février 2010

IMBOLC / CHANDELEUR

Une lune après la période solsticiale de Noël, voici venir la première grande fête celtique et européenne de l'année nouvelle.

La Chandeleur, de festa Candelarum, est une fête catholique (purification de la Vierge et présentation de Jésus au Temple), au cours de laquelle, traditionnellement, les fidèles font bénir des chandelles et les rapportent dans leurs foyers. Bien entendu, cette pratique remonte à une antiquité pré-chrétienne et revêt une signification tout autre que celle que lui a attribué l'Eglise.


Cette fête de lumière marque tout d'abord le retour du soleil, à un moment de l'année où les jours se sont déjà sensiblement allongés. Elle est aussi un rite de passage, de purification, avant l'entrée définitive dans la nouvelle année, comme en témoigne le rite sauvage des Lupercalia à Rome (mi-février) : on sacrifiait un bouc dans la une grotte du Palatin réputée avoir receuilli Romulus et Rémus, puis des jeunes se livraient à une course autour de la colline, revêtus de dépouilles de capridés, en fouettant au passage les femmes en âge de procréer.

Dans le monde celte, la Chandeleur correspond à la grande fête d'Imbolc (irlandais) ou Ambivollos (gaulois), lors de laquelle on célébrait la grande déesse Brigantia (stèle ci-contre), devenue Sainte Brigitte dans la tradition catholique (célébrée début février en Irlande). Imbolc aurait la signification de lustration (purification), et se rapporterait en particulier à des rites de protection des troupeaux, dont on attendait en particulier la fécondité pour l'année à venir. La fête serait donc une fête de la troisième fonction indo-européenne, comme sa parente des rives du Tibre. Très significativement, Brigantia est souvent surnomée la Brillante ou la Vachère.

Nul doute que les Gaulois, dont on sait qu'ils affectionnent encore (et à fort juste titre) de préparer un repas de crêpes à la Chandeleur (image de la première lune de l'année), auront à coeur d'allumer quelques chandelles dans leurs foyers, à l'image de tous leurs ancêtres depuis des millénaires et en hommage à la course du soleil invaincu de la vieille Europe.

jeudi 28 janvier 2010

Les druides : un entretien

Entretien avec J.-L. Brunaux et Chr. Goudineau, qui date de 2008, à l'occasion de leur passage dans l'émission de radio "Deux mille ans d'histoire". Une mise au point intéressante sur les druides, qui permet d'en finir avec quelques vieux clichés romantiques.




samedi 23 janvier 2010

Les Gaulois expliqués à nos enfants


Que voilà une riche idée ! Un archéologue de renom, J.-L. Brunaux, déjà auteur de brillants ouvrages de synthèse [1], qui s'attache à produire un petit livre destiné au jeune public. Les livres de jeunesse sur les Gaulois abondent (le thème est à la mode, et nous nous en félicitions), mais rares sont ceux qui ont quelque valeur, et beaucoup, écrits par des non spécialistes, ne sont que florilèges de clichés ou de contre-vérités (la Gaule couverte de forêts, les Gaulois combattant nus, vivant dans des huttes, mangeant du sanglier, etc.). Le nouvel opuscule de Brunaux vient donc combler une lacune ; souhaitons à ce livre tout le succès qu'il mérite.
A. P.

J.-L. Brunaux, Les Gaulois expliqués à ma fille, Editions du Seuil, Paris, 2010.

Présentation de l'éditeur

On les a dits querelleurs, vantards et indisciplinés, mais aussi courageux, enthousiastes, généreux...Depuis l'Antiquité, les Gaulois suscitent fascination et interrogations. Qui étaient ces hommes qui combattaient sauvagement, à moitié nus ? Ce peuple qui s'empara de la ville de Rome bien avant que César n'envahisse leur pays ? Pratiquaient-ils des sacrifices humains ? Leurs druides avaient-ils de réels pouvoirs magiques ? Croyaient-ils vraiment que le ciel pouvait leur tomber sur la tête ? Et sont-ils authentiquement nos ancêtres ? Un ouvrage indispensable pour tout savoir de la civilisation gauloise, où il est prouvé que les Gaulois nous ont laissé en héritage mille objets du quotidien...et peut-être plus d'un trait de caractère !

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[1] On citera notamment : Les religions gauloises, Paris, 1996 ; Les Gaulois, Paris, 2005 ; Les druides. Des philosophes chez les barbares, Paris, 2007 ; Nos ancêtres les Gaulois, Paris, 2008.